Battle Fatigue – Le mal de toutes les guerres – Témoignages de soldats US




Battle Fatigue – Combat Fatigue – Battle Exhaustion

On appel « Battle fatigue » le statuts psychologique qui fait que n’importe quel combattant est a bout, physiquement et mentalement. Elle se caractérise par des multiples symptômes qui rend le comportement « anormale ».

Présent dans tous les conflits de grande ampleur durant les siècles passés, il à cependant été nommé et reconnu pendant la première guerre mondiale, il était nommé « shell shock » et seulement « Battle Fatigue » durant la 2ème guerre mondiale.

Dans certaine situation le stress et la pression des combats était trop intense et ne pouvaient effectuer leurs missions, le seul remède était un repos loin du front.
En début du conflit, les psychiatres de l’US Army éjectaient systématiquement les hommes souffrant de Battle Fatigue de l’armée. Ce n’est que en 1943 ou les cas sont tellement nombreux qu’on préconise un bon repos à l’arrière pendant quelques jours et un retour immédiat dans leur unité..

Durant le second conflit mondiale dans l’armée US dans une compagnie d’infanterie, la moyenne des blessés était environ de 75%. Dans ces 75% on compte 18% de « Combat Fatigue Casualties« .


Glenn Searles était dans un foxhole à Okinawa avec un de ces camarades lorsqu’une grenade japonaise atterrit en plein milieu de leur abri. Son camarade panique totalement, mais Searles parvient à saisir la grenade et à la relancer sur son adversaire en le tuant sur le coup.

– « Le gars a passé le reste de la nuit au fond de notre trou en train de pleurer. Il a été évacué le lendemain pour Battle fatigue. Plus tard, dans un avion hôpital qui reliait Guam à Hawaii, je l’ai revu…
Il était couché sur une civière et portait une camisole de force… Lorsque je lui ai parlé, il n’arrivait même pas à me regarder. C’était un bon soldat, quel dommage… »

Steven Sally, de la 1st Infantry Division, a vu un de ces bons copains perdre la tête lors d’un barrage d’artillerie en Afrique du Nord.
– « Il est devenu fou et il a commencé à se taper la tête contre les rebords de notre foxhole jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus que des lambeaux de chair sur le front…
Il moussait autour de la bouche comme un fou! C’est le genre de truc que les généraux n’écrivent pas… Ils n’en savent rien…
Ces histoires sont difficiles à raconter.. et les gens n’y croient pas.
 »

Frank Miller, un rifleman de la 36th Division a succombé à la Battle Fatigue en Provence après avoir échappé de près à la mort:
– « On m’a raconté qu’à un moment donné, j’ai débouché d’un bois sur une route et j’ai menacé de mon fusil un équipage de jeep de notre artillerie en les traitant « d’Allemands ».
Les gars ont réussi à me raisonner et à éloigner mon fusil. Puis on m’a amené à une Aid Station et finalement à un hôpital.
Je n’ai jamais été très fier de cette expérience mais je l’ai accepté et j’ai appris à vivre avec.
 »

Thomas Isabel, Combat Infantryman dans une unité blindée décrit ses sentiments lorsqu’il a été définitivement évacué du front pour Combat Fatigue.
– « J’étais dans un état d’esprit misérable en quittant le front. J’étais arrivé à un point ou le fait de vivre ou mourir m’était indifférent. J’ai vu des hommes adultes pleurer comme des bébés… »

John Snyder souffrait de Battle Fatigue lorsqu’il écrit à sa femme en 1944 pour expliquer sa profonde dépression:
– « Je continue à exister au jour le jour. Par moments, j’ai l’impression d’être un vieillard. Sexuellement et émotionnellement, je suis mort.
Mes nerfs ne réagissent plus a ces sens. Je ne vis que dans mes souvenirs. Le temps n’a plus d’importance pour moi. Il n’y a plus rien a espérer…
 »
Quelques temps après avoir écrit cette lettre, Snyder est mort au combat.

Harold Wells, un officier de la 45th Division a « pété les plombs » au combat en Italie:

– « Je suis soudain devenu tellement détaché de la réalité qu’on m’a envoyé à l’arrière pendant une semaine…
Cette expérience m’a valu de commencer à douter de mon abilité à commander une unité au combat et à avoir des remords sur l’image de moi-même que j’avais pu donner à mes hommes. Grâce à cet interlude, j’ai finalement réussi à regagner un peu de confiance en moi, mais l’idée que cette expérience se renouvelle m’a hanté pendant longtemps…
« 

Vocabulaire Argotique de l’US ARMY

The GI’s(dysenterie en argot de GI) La dysenterie posait de gros problèmes au sein de l’US army.

Les hommes de premières lignes étaient constamment soumis à une pression constante et dans des conditions parfois précaire de ravitaillement, de vie avec l’hygiène qui en découd.

Robert Seabrook du 6th Cavalry Regiment explique comment il a attrapé « the GI’s »:

– « En France on nous avait averti de ne pas boire d’eau à moins qu’elle soit purifiée…
J’ai vite oublié ces directives et j’ai bu de l’eau dans la maison que nous occupions.
J’ai eu la dysenterie pendant une semaine et j’ai vite appris qu’il ne fallait pas boire d’eau non purifiée…
 »

Henry Atkinsde la 36th Division décrit la misère de la dysenterie:

– « On y a tous eu droit…
Imaginez vous en train de dormir dans votre sac
de couchage dans un foxhole et vous avez la dysenterie…

Dans le froid, vous sortez de votre sac de couchage, vous sortez de votre foxhole et vous allez dans le
no man’s land en espérant qu’auncune de vos sentinelles ne vous abatte…
Vous descendez vos pantalons… Vous êtes congelé…
Vous finissez par retourner dans votre foxhole…
et une heure après vous recommencez toute l’opération…
 »

Bob Conroy de la 75th Division, se souvient d’un mauvais cas de dysenterie:

– « McCarthy, un gars de Boston, souffrait de dysenterie et de douleurs à l’estomac…
Il vomissait et était devenu très faible. Lors d’un barrage d’artillerie il s’est évanouit.
Les gars l’ont amené vers des bottes de foins et l’ont enveloppé à l’intérieur pour
le protéger du froid… Ils l’ont récupéré après l’attaque…
 »

Liste non exhaustive
CHICKENSHIT: PINAILLEUR. TOUTES LES PETITES EMMERDES PROTOCOLAIRES OU ADMINISTRATIVES QUI RENDENT LA VIE DU GI DE BASE IMPOSSIBLE.
STEAMER: PARACHUTE EN TORCHE
KRAUT:ALLEMAND, DE SAUERKRAUT, CHOUCROUTE
JERRY: ALLEMAND, DE « GERMAN »
AMMO:AMMUNITION, MUNITIONS
BRASS: OFFICIERS, RÉFÉRENCE À LA BOUCLE EN CUIVRE DE LEUR CEINTURE
GOLDBRICK: TIREUR AU CUL, CELUI QUI SE PLANQUE POUR ÉVITER LA MOINDRE CORVÉE
LEGS: TOUT CE QUI N’EST PAS AIRBORNE
OUTFIT: UNITÉ, RÉFÉRENCE À LA COMPAGNIE A LAQUELLE ON APPARTIENT
REPPLE DEPPLE: REPLACEMENT DEPOT, LE CAMP Où S’ACCUMULAIT LES REMPLACANTS EN ATTENTE D’AFFECTATION. CES ENDROITS ÉTAIENT PARTICULIÈREMENT INFÂMES, TANT AU NIVEAU DE LA BOUFFE QUE DE LA DISCIPLINE, AFIN QUE LES GI’S SOIENT HEUREUX D’EN PARTIR. DUR DUR POUR LES BLESSÉS DE RETOUR DE CONVALESCENCE ET QUI PASSAIT PAR LÀ DANS L’ATTENTE D’UNE AFFECTATION.
DEAR JOHN LETTER: LA LETTRE QU’AUCUN GI NE VEUT RECEVOIR, CELLE D’UNE PETITE AMIE QUI VOUS ANONCE PENDANT QUE VOUS ÊTES AU FRONT QU’ELLE A RENCONTRÉ L’AMOUR DE SA VIE ET QU’ELLE NE PEUT ATTENDRE VOTRE RETOUR….
TOP KICK: MEC BRILLANT
ASS CHEWING: SE FAIRE SÉVÉREMENT ENGUEULER PAR UN SUPÉRIEUR
ASS LICKING: SE FAIRE BOTTER LE Q AU COMBAT
HUN: COMME EN FRANçAIS, UN HUN, DÉNOMINATION ATTRIBUÉE AUX ALLEMANDS SURTOUT PAR LES AVIATEURS

Remerciement à dogface44 et gennaker.

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