Diaporama Photo Bataille de Guam en 1944

La bataille de Guam se déroule entre juillet et Aout 1944. Elle s’achève par la capture de l’île japonaise de Guam dans les îles Marianne pendant la deuxième guerre mondiale. Le théatre d’opération se situ dans la pacifique.

debarquement us bataille guam 1944 par Eugene Smith
Des troupes Américaine s’apprêtent à débarquer durant la Bataille de Guam, photo de Eugene Smith pour LIFE

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Churchille et l’independance de L’irlande

Sujet peut évoqué, peut commenté, peut raconté mais c’est à la veille de la Première Guerre mondiale que une majoritée d’Irlandais aspirent à l’autonomie, voire l’indépendance. C’est pendant cette période mouvementé de l’histoire que ce conflit va dévié vers un douloureux conflit.

Le premier réel mouvement d’indépendance est lancé par Arthur Griffith qui fonde en novembre 1905 le mouvement Sinn Fein (« Nous Seuls en gaélique« ). Le mouvement prône l’indépendance de L’irlande, il sera passé sous silence au vu des évènements sur le continent.

C’est en 1916, avec l’extensionnalité du conflit que certain extrémiste avec l’aide des allemands instaurent un mouvement d’insurrection ( encore très isolé ) pour fonder une « armée » indépendante. ( L’IRA )

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Lettre du front – Division SS Wallonie lors de l’invasion de l’Union Sovétique 1941

Deux années plus tard, le 11 novembre 1943, un long convoi quittait la gare de Wildflecken en Allemagne afin d’acheminer la Brigade d assaut SS « Wallonie » et tout son charroi dans la région du Dniepr et plus particulièrement à Korsoun (Ukraine) où elle débarque le 20 novembre.

Le 11 novembre 1943

Ma petite femme adorée,

Durant deux longs jours, je n’ai pas eu l’occasion de t’écrire. Pourtant, Dieu sait si j’étais impatient de le faire. Mais il y a eu beaucoup de travail du fait du départ.
En ce moment, je me trouve déjà sur le train, et on attend d’un instant à l’autre le départ.
Une fois de plus, pour la troisième fois, je retourne vers le front de l’Est. J’y retourne cependant joyeux, avec la certitude de la victoire et du retour triomphal. Ce que nous faisons devait arriver un jour, et je suis fier de me trouver parmi ceux qui ont eu l’honneur de pouvoir participer à cette grande chose qu’est la révolution actuelle, la révolution nationale-socialiste.

Enfin, maintenant que l’on est si loin, il faut accepter le tout avec résignation et attendre l’avènement de jours meilleurs qui seront d’ailleurs notre récompense.

Il faut aussi réaliser que c’est la guerre, et que le devoir du soldat est de penser avant tout à sa mission. Pour nous, cette mission est d’autant plus sacrée qu’elle doit apporter à notre peuple le bonheur et la prospérité que des siècles de démocratie avaient totalement avili et mis au rang d’esclavage.

C’est à cela qu’il faut penser avant tout, et quoiqu’il arrive on pourra se regarder en face avec la certitude qu’on ne pourra jamais rien nous reprocher. Et quand tout sera terminé, on pourra être fier de notre travail.

Extraitde l’ excellent livre de D-C Luytens au Edition Jourdan « WALLONS ».

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Récit de la Division SS Wallonie lors de l’invasion de l’Union Sovétique 1941

Lettre d’un jeune volontaire de la Division SS Wallonie ( Belgique )de la 28e eme division SS le 6 novembre 1941

Dès le passage de la frontière Germanique, on eut cru vivre la campagne de Russie de léon, détruits les uns après les autres.
Au bout de cinq kilomètres, les destructions villageoises diminuèrent tient jusqu’à ne plus présenter de traces.
Une seule chose symbolique ; les gares les unes après les autres furent incendiées lors de la retraite des troupes rouges. Nous sommes passés dans plusieurs villes où pas une seule maison ne fut épargnée. Dans ces villes, une chose est typique : à côté des maisons pouilleuses de la population indigène, les palais luxueux du parti, des juifs et des agents du Kremlin.

Partout où nous passons, nous sommes accueillis par la population non en ennemis de la Russie, mais en camarades qui viennent la délivrer du joug moscovite.

Dans la région que nous traversons, les habitants sont restés très croyants et fortement attachés à la famille des tsars. Hier, nous avons visité une maison faite de mottes de terre et dont la famille avait enterré l’icône de leur empereur. Ils viennent de la déterrer et l’entourent de tous les soins.

Les cimetières n’existent plus ici. De temps en temps, on en trouve encore un, mais il est laissé à l’abandon. Les enfants s’amusent à déplacer les croix.
Les vaches y paissent. Les croix elles-mêmes sont simples, sans aucune pierre tombale. Les défunts sont enfermés dans de vulgaires caisses et enfouis en un endroit propice.

Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré qu’une seule bonne route après plusieurs milliers de kilomètres en territoire soviétique. Je dis bonne route pour la Russie, car, en Belgique, on aurait encore rouspété pour une route pareille…

Même à des centaines de kilomètres du front, on entend les tirs des francs-tireurs. Cela fait un bruit sinistre dans le silence de la nuit.


Extrait de l’excellent livre de D-C Luytens au Edition Jourdan « WALLONS ».

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Platoon Sgt Ed Leonard – Troop B 3rd Platoon – 117th Cavalry Reconnaissance Squadron


“On est arrivé à Montrevel dans la brume, il devait être environ 4h du matin.

J’ai été le premier à entrer en ville avec le Lt Bill Lutye. Il faisait encore nuit.
Notre platoon a immédiatement capturé une compagnie d’Allemands qui dormaient
au rez de chaussée du batiment communal, leurs fusils bien rangés.

On était heureux! On ne se rendait pas encore compte de la portée de notre mission.

J’ai quitté le Lieutenant Lutye avec ordre de positionner mes mortiers et mes avants postes sur notre flanc gauche.
Chemin faisant., je surprend deux gars en train de dormir dans l’herbe.
Je les réveille brutalement et je leur passe un savon. L’un des deux est le Lieutenant Daniel Lee – Medal of Honor.
(Je pense toujours à ce jour que je lui dois des excuses pour son héroisme plus tard dans la journee.)

Je retourne au PC pour avoir de nouveaux ordres.

Peu après le lever du jour la bataille commence…

Les tanks allemands commencent par viser nos véhicules de ravitaillement qui se trouvent à la sortie de la ville.
Les obus commencent à pleuvoir sur notre flanc gauche, juste en dessus de nous!
Des tirs précis, des trajectoires horizontales, ils ne ratent pas leurs cibles!

Nos véhicules de ravitaillement en munition et en essence sont pulvérisés l’un après l’autre…

Notre «sortie de secours» de la ville est à présent obstruée par des véhicules en feu!

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Sgt. James P. Connor – 7th Inf. – 3rd Div. – Medal of Honor

Sgt. James P. Connor – 7th Inf. – 3rd Div. – Medal of Honor



James Phillip Connor est né le 12 janvier 1919 à Gander Hill, Wilmington, Delaware. En janvier 1942 il est appelé sous les drapeaux et effectue son basic training à Fort Bragg.
Il débarque en Afrique du Nord en novembre 1942 et participe aux combats d’Afrique du Nord, de Sicile et d’Anzio.

Alpha Red, Cavalaire-sur-Mer, 15 août 1944

La mission de sa Battle Patrol de 36 hommes est de débarquer sur Red Beach et de détruire des nids de mitrailleuses ennemis défendus par des snipers qui menacent les troupes de débarquement. Alors qu’ils posent le pied sur la plage, l’explosion d’une mine tue son lieutenant et blesse sérieusement Connor.
Sgt. Connor refuse tous soins et avec son Platoon Sergeant, ils dirigent leurs hommes à travers la plage minée sous une pluie d’armes automatiques et d’obus de 20mm. Le Platoon Sergeant est tué et Connor se retrouve en charge du groupe.

Ils progressent à présent sous les tirs de mortiers allemands et Connor est blessé une deuxième fois à l’épaule et dans le dos. Il continue a mener ses hommes et tue personnellement 2 snipers. Alors qu’ils arrivent près d’un lotissement d’immeubles, ils sont pris sous les tirs de snipers et de mitrailleuses et Connor est blessé une troisième fois; à la jambe.

Cette fois il ne peut plus se relever mais il continue malgré tout à donner des ordres et superviser l’assaut. La patrouille est à présent réduite à un tiers de son effectif initial de 36 hommes.

Ayant pris les tireurs allemands par surprise avec une telle furie, les hommes de Connor parviennent à prendre leurs objectifs, tuant 7 Allemands, prenant 40 prisonniers et détruisant 3 nids de mitrailleuses. L’action de Connor a permis de sauver de nombreuses vies américaines sur la plage en sécurisant la zone, sans interrompre les vagues successives de débarquement.

A 10:44, le Général O’Daniel et son staff débarquent sur Alpha Red. James P. Connor recevra la Medal of Honor pour son action à Cavalaire-sur-mer. Elle lui sera décernée en Allemagne en Mars 1945 et il est invité à la Maison Blanche par Harry Truman le 7 mai 1945. Connor quitte l’armée après la guerre et travaille pour la Veterans Administration jusqu à sa retraite en 1974.

James P. Connor est décédé le 27 juillet 1994.



Merci à Dogface44

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S/Sgt Stanley Bender Medal of Honor Company E – 7th Infantry Regiment – 3rd Infantry Division

S/Sgt Stanley Bender Medal of Honor Company E – 7th Infantry Regiment – 3rd Infantry Division


Stanley Bender est né le 31 octobre 1909 à Carlisle, West Virginia ses parents étaient des immigrants de Lithuanie.
Lorsque la guerre éclate, Bender a 32 ans et est bien plus âgé que la plupart des recrues, ce qui a probablement contribué à sa promotion rapide au grade de Staff Sergeant.

Le 15 aôut 1944, la 7th Regiment débarque à Cavalaire sur Mer. Avant de pouvoir remonter la vallée du Rhône, la 3rd Division doit tout d’abord sortir de la péninsule de St Tropez.
Le 17 aôut 1944, la E Company du 7th Regiment se trouve à 20 miles à l’intérieur des terres, près de la Londe. Les routes sont bonnes, mais la région est montagneuse et beaucoup de cours d’eau posent chaque fois leur lot de problemes.
A 1h50 de l’après-midi, le 2nd Bn, 7th Infantry arrive près de la Londe. Il y a trois ponts statégiques à prendre intacts. Si ces ponts sont détruits, l‘avance de la Division peut être ralentie de plusieurs jours.





Le Battalion apprend qu’un barrage routier allemand se trouve non loin. Soudain, un canon antichar ouvre le feu et démolit un des chars américains qui est en support du 7th Regiment. Lorsque les mitrailleuses allemandes entrent en action, les Américains se mettent à l’abri, à l’exception de Stanley Bender…
Bender grimpe sur le char détruit et scrute l’horizon afin de localiser les tirs ennemis. Il est complètement exposé et les balles ricochent sur la tourelle du char à ses pieds. Après deux minutes, il localise les positions allemandes qui se trouvent environ à 200 mètres et finit par descendre du char. Il rejoint ses hommes et ordonne à deux squads de le suivre.
Il mène ses hommes le long d’un fossé sous les tirs ennemis. Ils sont pris sous un orage d’acier et quatre GIs sont blessés.

Bender est bien devant les deux squads et les Allemands se mettent à lui lancer des grenades.
Il tient sa position et attend l’arrivée du reste des ses hommes. Puis Bender part tout seul à l’assaut et tente de prendre les positions ennemies à revers.
Il se retrouve derrières les positions allemandes et parcourt les 40 derniers mètres sous une pluie de tirs allemands et américains!
Il arrive à environ 25 mètres de la première position allemande. Les tireurs retournent leur MG et ouvrent le feu. Bender marche calmement à travers les tirs et arrive au bord la position allemande qu’il élimine.

Il arrive près du second nid de mitrailleuse sous les tirs de grenades et tue les servants. Il ordonne à ses hommes d’avancer vers lui puis il s’avance encore de 35 mètres pour aller tuer un tireur allemand. Il revient vers ses hommes et dirige l’attaque sur le reste du barrage routier.

Son héroisme a eu un tel impact que lors de l’assaut final, ses hommes se sont tous levés en même temps et on couru à l’assaut sur les positions ennemies en hurlant!

L’action de Stanley Bender permit de prendre les trois ponts intacts, d’entrer à La Londe et d’occuper des positions stratégiques sur les hauteurs de la ville.

Au cours de l‘attaque, 2 canons anti-char allemands seront détruits, 37 Allemands tués et 26 autres capturés.

On lui attribuera la Medal of Honor selon un General Order du 1er février 1945.

Stanley Bender est décédé le 22 juin 1994.

Merci à Dogface44

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L’histoire du 83rd Chemical Mortar Battalion

Lorsque la 83e Bataillon chimique de mortier a été désactivé le 26 Novembre 1945 au Camp Myles Standish à Taunton, dans le Massachusetts, on pouvait compter 39 Silver Stars, 97 bronze stars, 5 Croix de Guerre, et 876 Purple Hearts et 91 feuilles de chêne. 3 citations d’unité, 508 jours de combat, et environ 500.000 cartouches tirées.

Ils ont également soutenu 17 divisions d’infanterie, 3 divisions blindées, 2 divisions aéroportées, et des nombreux groupes de travail, y compris les Rangers et les commandos britanniques, et combattu sous 6 American Corps, 1 Corps français, 2 armées américaines, et 1 armée française.
Ils se sont battus sur deux continents et a participé à 6 campagnes, y compris les amphibies et les opérations par planeur.

Ils se sont déplacée en Sicile, en Italie, en France, en Allemagne et en Autriche. Dans des endroits tels que Gela, San Pietro, Ceppagna, Anzio, Minturno, Venafro, Briançon, les Vosges, Colmar Pocket, Zellenberg, Riquewihr.

Le bataillon a également perdu près de la moitié de son effectif dans le naufrage du LST 422, l’une des pires tragédies maritimes de la Seconde Guerre mondiale.

Gliders de la Co.D 83rd le 15 Aout avant départ

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Le débarquement du Lieutenant Spaulding – Omaha Beach 6 juin 1944

Le 2nd Lieutenannt John M.spauling de la section Leader de la compagnie E du 16th Infantry débarquement le 6 juin 1944 à Omaha Beach, il y détaillera son débarquement.

Nous sommes passées des transports aux LCVP à 3heures du matin. Les compagnies étaient alors divisées en groupe d’embarcation, et chaque péniche emmenait 32 hommes, dont un Medic et les deux marins la manoeuvrant. J’étais chef de la première équipe de la compagnie E. Nous étions dans la première vague d’assaut. Mon adjoints était le T/Sgt Philip Streczyk. Ce sous-officier, qui sera blessé au cours des combats de la forêt de Hurtgen en Allemagne, était le meilleur soldat qu’il m’est été donné de côtoyer. Il était entré dans l’armée comme appelé et avait gravi les échelons jusqu’à devenir platoon sergeant. il était des débarquement à Oran en Algerie et en Sicile. Si nous avions eu plus de gars comme lui, la guerre aurait durée moins longtemps.
La mer était vraimment grosse quand nous avons pris la place dans les LCVPs.
A cause de cette mer formée, la manoeuvre nous a pris bien plus de temps que lors des exercices. une fois dans les péniches, nous sommes allés vers un point de rendez-vous en mer. Ici, les marins ont commencé à nous faire tourner en rond encore et encore. Nous étions trempés jusqu’aux os. De nombreux soldats étaient déjà malades.

Vers 4 heures, nos bateaux se sont rassemblés et se sont mis en formation en V vers la côte. En avançant vers la plage, nous distinguions d’autres barges de débarquement autour de nous et pouvions entendre quelques avions au-dessus de nos têtes. Entre 5h45 et 6h00 nous avons vu les premiers éclairs sur la côte.
Nous ne savions pas si il s’agissait des bombardements de l’aviation ou si c’était l’artillerie allemande. Vers 6h15, le rivage apparut devant nous. A partir de 6h30, les premiers navires ont commencé à tirer, mais la plupart de leurs coups tombaient dans l’eau.
Entre les tirs de l’arttillerie de marine, levant poussière et débris.

Et la brume du matin, il devenait difficile d’entrevoir la côte. Voilà qui semblait déjà compliquer la manoeuvre des marins pour nous amener à bon port, et au bon endroit.
En approchant, le bruit sur la mer comme celui venant de la côte s’amplifiait. Nous dépassions plusieurs canots gonflables avec des hommes à leur bord. C’était les équipages de chars DD qui venaient de sombrer.
A un peu moins d’un kilomètre du rivage, nous étions déjà la cible de tirs de mitrailleuses mais heuresement sans réelle efficacité.
Approchant encore de la côte nous avons atteint notre ligne de départ pour l’attaque: les péniches de numéro imair se plaçaient en ligne d’un côté et les péniches paires de l’autre puis se lançaient dans cette formation vers la plage.
Nos instructions étaient de débarquer juste à droite d’une maison qui marquait la limite gauche de mon secteur. Nous devions franchir le fossé antichar à proximité de la sortie de plage E-1 et gravir le dénivelé vers le plateau.
Après ca nous devions envoyer des patrouilles vers Saint Laurent sur Mer pour établir le contact avec la compagnie E du 116th Regiment, qui était supposée débarquer à notre droite, puis pousser jusqu’à une hauteur au delà de ce village.
L’aviation devait avoir entre temps détruit les défenses sur et au dessus de la plage, de telle sorte que nous puissions débarquer sdans trop de difficulté.

6H30
Vers 6H30 le signal a été donné et nous avons démarré. A moins de 200 mètres de la plage la péniche a stoppé et un marin nous a crié de descendre. Le S/Sgt Fred A. Bisco et moi même sommes sortis. Un peu avant un matelot avait commencé à tirer avec mitrailleuse. Désomais nous ne subissions plus seulement les tirs de MG mais aussi les mortiers et quelques coups d’artillerie. Nous avons débarqué à marée basse et le nombre d’obstacles était considérable.
Ils dépassaient de l’eau et nous pouvions apercevoir des Tellermine sur la plupart d’entre eux. Aucun passage n’était dégagé et nous zigzagions au milieu. Il m’est difficile de dire si les marins auraient pu nous amener plus loin. Ils auraient probablement pris le risque d’échouer les bateaux sur un banc de sable.
Parce que nous transportions tant d’équipements et parce que j’avais peur que nous soyons lâchés dans des eaux encore profondes, j’avais demandé à mes gars de ne pas me suivre avant que j’ai pu moi même tester la hauteur de l’eau. Je sautai légèrement à gauche de la barge; l’eau m’arrivait à peu près à la taille. Il était autour de 6h45. Les hommes m’ont suivi. Nous avançions vers la plage et les tirs d’armes légères se renforçaient. Nous voyions d’autres chalands sur la gauche mais rien sur notre droite.
Nous étions le flanc droit de l’attaque de la 1st Division. Nous avions bien vu quelques tanks débarquer mais nous ne savions pas exactement ce qu’ils étaient.
On s’est déployé en V sur une largeur d’une cinquantaine de mètres. Mais bientôt nous avons senti le sol se dérober et n’avions plus pied, nous avons alors tenté de nager. Heuresement, ma bouée de sauvetage m’a sorti de ce mauvais pas, mais j’y ai perdu ma carabine! Personne ne s’est noyé, mais seulement parce que les gars se sont entraidés ou parce qu’ils étaient parvenus à se défaire de leurs équipements. Un fort courant nous entraînait sur la gauche.

Premières pertes
Strczyk et le Medic ( Private George Bowen ) transportaient une échelle d’un peu plus de cinq mètres qui devait nous aider à franchir le fossé anti char ou des obstacles du même genre. Ils luttaient avec dans l’eau au moment ou j’avais le plus de mal à surnager. Quand l’échelle me passe à portée je la saisis. Streczik me hurla:  » Lieutenant nous n’avions pas besoin d’aide ».

A cet instant, Dieu sait que c’est moi qui avait besoin d’aide! Je leur ordonnai de laisser tomber l’échelle. Parvenant enfin à reprendre pied, nous avions l’eau à hauteur de la bouche. J’avais l’impression d’avoir bu la moitié de l’océan et toussais à m’en étouffer. Nous avons sauvé le sergent Edwin Piasecki qui était sur le point de se noyer. Puis c’était au tour du PFC Vincent DiGaetano, qui portait les trente kilos du lance-flammes de crier: » Je me noie ! Qu’est ce que je fais de ce ( foutu) lance-flammes? ». Streczyk lui répondit de le balancer et il le fit. En plus des lances-flammes et de ,ombreuses armes individuelles, nous avions perdu nos deux mortier et la plupart de ses obus, un de nos deux bazookas, et pas mal des munitions également. Malgré tout, aussitôt sur la plage, les hommes qui étaient parvenus à garder leur arme étaient tout de suite prêts à faire feu. Les formidables Garand avaient supporté l’épreuve !
Sitôt arrivés, je scrutai l’horizon et vis une maison qui ressemblait exactement à celle que nous devions atteindre. Je me suis dit: »Bon sang, ces sacrés marins ont tapé en plein dans le mille ». Puis j’ai compris que nous avions débarqué près d’une autre maison presque à 1,5 kilomètre à l’est.
A peine sur le sable, le private William C Roper a été blessé au pied. Il essaiyait de retirer sa guêtre, mais ne parvenait pas à la délacer, je l’ai alors aidé à la retirer. Un de mes deux tireurs BAR, le Pfc Virgil Tilley, a été durement touché à l’péauple droite par un éclat d’obus.
En haut de la plage et en me retournant je remarquai qu’un certain nombre de mes garrs étaient encore sur le sable, tous debout et avançant lentement. Ils étaient bien trop trempés pour courir. Ils donnaient l’impression de marcher dans la tempête face au vent.
Nous avons traversé la bande de galet en direction de la maison dérrière le rivage. Nous nous sommes d’abord arrêté à hauteur d’un bâtiment détruit entouré de quelques épais buissons. Là, nous étions bloqués au pied de la pente menant vers l’intérieur par un champ de mines. Ma section était dispersée; les gars s’étaient déployés dès l’instant ou ils avaient atteint la plage.
Nous avions franchi des barbelés, mais je ne m’en étais pas rendu compte, j’étais encore dans une sorte d’état second, et ne voyais pas non plus toutes ces mines, à part les antichars au début de la plage. C’est le S/sgt Curtis Colwell qui avait ouvert le passage avec un Bangalore.
Mon estafette, le Pfc Bruce S. Buck m’avait rejoint. C’est là que j’ai essayé de contacter la compagnie E avec ma radio. Je pris mon talkie-walkie et tout en marchant, parvins à déplier l’antenne, mais il ne fonctionnait pas.




Debarquement à Omaha beach la sanglante

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Robert Capa – Pionnier reporter

Début 1944 Robert Capa a 31 ans.

Loin d’être un débutant il est déjà célèbre photographe après avoir couvert la guerre d’Espagne, correspondant chez « Life Magazine » il couvre A Omaha beach le débarquement avec 3 appareils photo, un Rolleiflex et deux Contax, il est de la première vague de débarquement aux côtés des unités combattantes.
Sauvant ses pellicules il ramène l’ensemble, au développement, une maladresse fait que seulement 11 photos sur les 72 prises sont sauvée floues pour la majoritée.

La rédaction de Life osera dire que la main de Capa avait alors tremblé. En réponse à ces accusation, Capa intitulera ses mémoires de guerre  » Juste un peu flou  »

Il ajoutera : » Si la photo n’est pas bonne, c’est que tu n’es pas assez près  » Robert Capa

Un extrait de ces mémoires intitulées « Juste un peu flou »:

Un obus tombe entre entre les barbelés et la mer, et chacun de ses éclats frappe un corps. Le prêtre irlandais et le médecin juif sont les premiers à se mettre debout sur la plage Easy Red. Je prends la photo. l’obus suivant éclate encore plus près. Je n’ose plus décoller mon œil de l’objectif de mon Contax et je prends frénétiquement photo sur photo. Une demi-minute plus tard mon appareil de bloque, le rouleau est fini. J’en cherche un nouveau dans mon sac ; mes mains mouillées et tremblantes bousillent le nouveau film avant que je puisse le mettre dans l’appareil. Je m’arrête quelque secondes… et c’est encore pire. L’appareil vide tremble dans mes mains. Une peur nouvelle et différente me secoue des doigts de pieds aux cheveux et me tord la figure. Je décroche ma pelle et j’essaye de creuser un trou. La pelle cogne une pierre sous le sable et je la jette au loin. Les hommes autour de moi sont étendus, immobiles. Seuls les morts, à la limite de la marré, roulent avec les vagues

 » .
Robert Capa,Juste un peu flou,Delpire,2003.

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