De Gaulle face au general Giraud

En novembre 1943 le comité francais de libération nationale CFLN a tranché. Entre Henri Giraud, l’évadé de Konigstein aux moustaches aussi arquées que ses jarrets et le dissident de Londres, Charles de Gaulle, au profil conquérant, il a élu le second comme unique président.

Ensuite, Giraud a été nommé commandant en chef par son ancien rival. C’en est donc fini de la Dyarchie compliquée qui régnait sur le CFLN crée le 3 juin sous la coprésidence des deux généraux.

Depuis son arrivée en Afrique du Nord le 30 mai de Gaulle a dû compter avec la méfiance de Roosvelt qui n’envisage toujours pas que la France puisse recouvrer sa souveraineté politique avant la libération de son territoire par les Alliés.

Mais le soutien que lui a apporté la résistance intérieure et la défection progressive des giraudistes séduits par ses capacités d’homme d’Etat, ont conforté l’autorité du chef de la France combattante. Les bévues de son adversaires maladroit qui tient la politique en horreur ont fait le reste.

Bientot réunie une Assemblée consultative garantira la légitimité d’un véritable gouvernement français.


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Bir Hakeim – Le succès de Koenig

C’est en se 11 juin 1942 que que les Britaniques du lieutenant général Ritchie ont été sauvés du désastre.
Assaillis depuis quatorze jours par les forces germano-italiennes du général Rommel, ils ont pu, grâce à la 1re brigade de la France libre du général Koenig, se rétablir sur de nouvelles positions.

Le général Bernard Saint-Hillier décrit la position que l’ensemble des troupes vont devoir défendre.

« Simple croisement de pistes dans un désert aride, caillouteux et nu que balaient les vents de sable, Bir Hakeim est vu de partout. Le champ de bataille se caractérise en effet par une absence totale de couverts et d’obstacles naturels.
La position englobe une légère ondulation sud-nord, que jalonne un ancien poste méhariste, sans valeur défensive, et, près d’un point coté 186, les deux mamelles, qui sont les déblais de deux anciennes citernes.
À l’est de l’ondulation, une grande cuvette inclinée vers le nord. Kœnig divise le point d’appui en trois secteurs, défendus par trois des bataillons. Le 2e bataillon de la 13e DBLE tenant la façade est.
Le 3e en réserve, forme plusieurs groupes mobiles dotés de véhicules et de canons de 75 ou de 25 portés, disponibles pour mener des reconnaissances parfois lointaines à l’extérieur du réduit.

Le système défensif emploie massivement les mines. Le commandant Vincent, de la brigade FFL, décrit ainsi les défenses de Bir Hakeim : Pour donner de la profondeur à ce système défensif relativement linéaire, un marais de mines, c’est-à-dire une surface très grande faiblement minée, précède la position.
Les branches nord et nord-est de ce marais s’étendent jusqu’aux centres de résistance voisins. À hauteur du Trigh-el-Abd, elles sont reliées par une bande minée.

Le triangle ainsi déterminé sur le terrain, qui est baptisé zone du V, est surveillé par des patrouilles motorisées de la brigade FFL. »



Attaque des légionnaires de la 13 DBLE lors de la bataille de Bir Hakeim

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