Seargent Len Lebenson – G3 82nd Airborne Division

Tech Sergeant Len Lebenson et son Waco…

On s’est assis dans le Waco, chaque homme immergés dans ses pensées et ses peurs. C’était un grand moment d’humilité. Nous avions tous conscience de la grandeur de ce que nous allions entreprendre, mais en même temps nous n’avions guère envie de penser aux conséquences pour notre corps ou notre âme. Je n’ai pas encore rencontré le gars qui a participé à cette opération et qui n’ait pas reconnu à un niveau ou à un autre avoir eu la trouille. puis que la peur, et parfois la terreur pure devait faire partie des journées à venir, il est clair que la peur nous a tous affecté.

Le moment qui a précédé le décollage a été extrèmement calme dans le planeur. Pour moi, c’était simple ; je ne connaissais aucun des gars qui étaient dans ce planeur. Aussi tendu que je l’étais après deux nuits blanches (y compris la nuit, veille du report de l’invasion), nerveux et exité, toit ce mélange d’incertitude et d’anxiété a soudain disparu quand le Waco a quitté le sol. A ce moment, je me suis senti presque calme, détaché car nous étions enfin en route. dur à expliquer mais vrai.
…..

Le moment où le Waco se sépare du C-47 qui le tire est accompagné d’un brutal arrêt de tout bruit et de la vibration créée par le remorquage. Soudain, le seul bruit que l’on discerne est le murmure du vent sur la carlingue.

Il ne restait que quelques secondes avant de toucher terre. J’ai vérifié mon équipement aussi bien que possible, essayant de me rappeler comment fonctionnait le système d’ouverture de la ceinture de sécurité, mon fusil et mon sac, et la position de la porte. La visibilité était nulle, car la lune était laquée derrière les nuages. Nous espérions attérrir dans un champs mais nous nous sommes cependant liés les uns aux autres pour l’impact. Nous descendions très vite et soudain, , nous avons brutalement piqué du nez comme si le pilote essayait d’éviter quelque chose. Ce fut suivi par un aplatissage en règle et on s’est écrasé en se désintégrant contre je ne sais quelle construction. on a fait un tour complet et on s’est arrêté et tapant très fort contre quelque chose. un moment de silence a suivi ce dernier impact. Nous avions fait un sacré attérissage.
j’ai tout de suite recouvré mes esprits, et ai vérifié que je n’avais rien de cassé. j’ai suivi tout le monde qui sortait précipitamment. Nous étions en France!

Len Lebenson : « Surrounded by heroes »

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