Décès de Roger Flamand – parachutiste SAS de la France Libre

Décès de Roger Flamand, ancien parachutiste des SAS de la France Libre, vétéran d’Indochine et d’Algerie

C’est le 10 janvier 2010, âgé de 89 ans, le colonel Roger Flamand, ancien SAS de la France libre, est enterré à Pau, le centre des parachutistes.

Né le 4 décembre 1920, Roger Flamand s’engagea dans les parachutistes de la France libre qui fesait alors parti de l’armée de l’air.
Il est affecté au 3td SAS (3ème RCP), avec lequel il va participer à deux opérations. Caporal lors de la première qui consitait à un parachutage dérrière les lignes allemande en compagnie d’un stick dans la nuit du 28 29 juillet 1944. Devenu sergent, il est engagé dans l’opération Amherst en avril 1945, en compagnie d’autres SAS ils sautent à l’avant des troupes canadiennes pour prendre le devant en Hollande et ainsi empecher que les allemands n’inondent le pays en fesant sauter les digues.
En 1945 il rejoint Coetquidan d’ou il sort officier de la promotion « Victoire« . Il suit sa carrière chez les parachutistes désormais rattachés à l’armée de Terre. Il commence alors un travail comme instructeur à Pau au 18 ème BPC et au 11ème Choc. Sa route le conduira aux guerres d’Indochine et d’Algérie avant de quitter l’armée en 1971, avec le grade de colonel.

Grand croix de la Légion d’Honneur, Roger Flamand était l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « les paras de la France libre« .

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Sondage CSA – Les Français et la guerre d’Algérie

« Les Français et la Guerre d’Algérie »

Que reste-t-il de la Guerre d’Algérie ? En premier lieu, le sentiment d’une histoire qui demeure à écrire, puisque 66% des Français ont l’impression que tout n’a pas été dit, notamment les plus jeunes (76% des 18-24 ans partagent cet avis). Ensuite, la perception d’une histoire complexe, qui ne peut se résumer à la question de la violence, qu’elle soit symbolisée par la torture pratiquée par des militaires français ou par les attentats du FLN. En effet, pour 37% des Français, la Guerre d’Algérie, c’est avant tout la fin d’une époque et l’entrée de la France dans le monde moderne, notamment pour ceux qui avaient entre 15 et 35 ans lors de ce conflit (49%). C’est aussi l’abandon des Harkis (31%) et l’arrivée des Pieds-Noirs en métropole (29%), surtout pour ceux qui avaient moins de 20 ans en 1962 (respectivement 37% et 36%). A l’inverse, les jeunes générations d’aujourd’hui font de la torture l’élément central de cette période, certainement parce que le débat dans le pays a porté essentiellement sur ce point au cours des dernières années.

Le comportement de la France à l’égard des Harkis est finalement le principal reproche sur lequel une large majorité de Français s’accorde aujourd’hui, puisque 68% le dénonce, alors que l’opinion est beaucoup plus partagée sur l’attitude du pays à l’égard des Pieds-Noirs (42% estiment que la France s’est bien comporté contre 44% qui jugent le contraire) ou du peuple algérien (42% estiment que la France s’est bien comporté contre 43% qui jugent le contraire). Notons cependant que le sort des Harkis semble en partie méconnu des jeunes d’aujourd’hui, qui dénoncent plus intensément le comportement de la France à l’égard des Pieds-Noirs et du peuple algérien que celui à l’égard de ceux-ci.

La France doit-elle se repentir de sa présence en Algérie et de la colonisation de ce pays ? Non, nous disent les Français à 55% (contre 37% qui sont d’un avis contraire). Et ce d’autant moins que pour 43% de la population, la situation de l’Algérie et des Algériens était meilleure pendant la présence française, guerre d’indépendance incluse, que depuis la fin de celle-ci (seuls 36% pensent que la situation est plus positive depuis 1962). Sur cette question, l’enquête réalisée par CSA confirme la profonde fracture qui existe entre les générations nées avant le début du conflit et celles nées après : pour les premières, la France n’a pas à demander pardon pour sa présence en Algérie (plus de 60% de ces générations refusent cette idée), estimant même que la situation était meilleure pendant cette présence (de 51% chez les plus jeunes d’entre eux à 61% pour les plus âgés) ; pour les générations nées après le conflit, la perception est inverse, tant concernant la nécessaire repentance pour les 130 années de colonisation (60% des 18-24 ans et 52% des 25-34 ans y sont favorables) que pour la situation de l’Algérie et des Algériens pendant et après la présence française (53% des 18-24 ans et 51% des 25-34 ans jugent la situation meilleure depuis 1962). Soulignons aussi que la fracture sur l’histoire de la France en Algérie est politique, entre des sympathisants de gauche qui sont sensibles à l’idée de repentance (50% y sont favorables contre 47% opposés) et des sympathisants de droite qui la récuse (26% y sont favorables contre 67% opposés).

Mais au final, il y a un point sur lequel l’opinion française s’accorde : cette histoire douloureuse et complexe, entre la France et l’Algérie, ne facilite pas l’intégration des jeunes Français d’origine algérienne (60%), comme nous le disent d’ailleurs avec encore plus de force les Français d’origine algérienne que nous avons interrogés (85%).

Bruno JEANBART
Directeur adjoint du Département Opinion-Corporate
Institut CSA

QUESTION : Concernant la guerre d’Algérie, avez-vous le sentiment que tout n’a pas été dit ?

  %
– Oui 66
– Non 23
– Ne se prononcent pas 11
TOTAL   100

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