Le débarquement du Lieutenant Spaulding – Omaha Beach 6 juin 1944

Debarquement à Omaha beach la sanglante

Le 2nd Lieutenannt John M.spauling de la section Leader de la compagnie E du 16th Infantry débarquement le 6 juin 1944 à Omaha Beach, il y détaillera son débarquement.

Nous sommes passées des transports aux LCVP à 3heures du matin. Les compagnies étaient alors divisées en groupe d’embarcation, et chaque péniche emmenait 32 hommes, dont un Medic et les deux marins la manoeuvrant. J’étais chef de la première équipe de la compagnie E. Nous étions dans la première vague d’assaut. Mon adjoints était le T/Sgt Philip Streczyk. Ce sous-officier, qui sera blessé au cours des combats de la forêt de Hurtgen en Allemagne, était le meilleur soldat qu’il m’est été donné de côtoyer. Il était entré dans l’armée comme appelé et avait gravi les échelons jusqu’à devenir platoon sergeant. il était des débarquement à Oran en Algerie et en Sicile. Si nous avions eu plus de gars comme lui, la guerre aurait durée moins longtemps.
La mer était vraimment grosse quand nous avons pris la place dans les LCVPs.
A cause de cette mer formée, la manoeuvre nous a pris bien plus de temps que lors des exercices. une fois dans les péniches, nous sommes allés vers un point de rendez-vous en mer. Ici, les marins ont commencé à nous faire tourner en rond encore et encore. Nous étions trempés jusqu’aux os. De nombreux soldats étaient déjà malades.

Vers 4 heures, nos bateaux se sont rassemblés et se sont mis en formation en V vers la côte. En avançant vers la plage, nous distinguions d’autres barges de débarquement autour de nous et pouvions entendre quelques avions au-dessus de nos têtes. Entre 5h45 et 6h00 nous avons vu les premiers éclairs sur la côte.
Nous ne savions pas si il s’agissait des bombardements de l’aviation ou si c’était l’artillerie allemande. Vers 6h15, le rivage apparut devant nous. A partir de 6h30, les premiers navires ont commencé à tirer, mais la plupart de leurs coups tombaient dans l’eau.
Entre les tirs de l’arttillerie de marine, levant poussière et débris.

Et la brume du matin, il devenait difficile d’entrevoir la côte. Voilà qui semblait déjà compliquer la manoeuvre des marins pour nous amener à bon port, et au bon endroit.
En approchant, le bruit sur la mer comme celui venant de la côte s’amplifiait. Nous dépassions plusieurs canots gonflables avec des hommes à leur bord. C’était les équipages de chars DD qui venaient de sombrer.
A un peu moins d’un kilomètre du rivage, nous étions déjà la cible de tirs de mitrailleuses mais heuresement sans réelle efficacité.
Approchant encore de la côte nous avons atteint notre ligne de départ pour l’attaque: les péniches de numéro imair se plaçaient en ligne d’un côté et les péniches paires de l’autre puis se lançaient dans cette formation vers la plage.
Nos instructions étaient de débarquer juste à droite d’une maison qui marquait la limite gauche de mon secteur. Nous devions franchir le fossé antichar à proximité de la sortie de plage E-1 et gravir le dénivelé vers le plateau.
Après ca nous devions envoyer des patrouilles vers Saint Laurent sur Mer pour établir le contact avec la compagnie E du 116th Regiment, qui était supposée débarquer à notre droite, puis pousser jusqu’à une hauteur au delà de ce village.
L’aviation devait avoir entre temps détruit les défenses sur et au dessus de la plage, de telle sorte que nous puissions débarquer sdans trop de difficulté.

6H30
Vers 6H30 le signal a été donné et nous avons démarré. A moins de 200 mètres de la plage la péniche a stoppé et un marin nous a crié de descendre. Le S/Sgt Fred A. Bisco et moi même sommes sortis. Un peu avant un matelot avait commencé à tirer avec mitrailleuse. Désomais nous ne subissions plus seulement les tirs de MG mais aussi les mortiers et quelques coups d’artillerie. Nous avons débarqué à marée basse et le nombre d’obstacles était considérable.
Ils dépassaient de l’eau et nous pouvions apercevoir des Tellermine sur la plupart d’entre eux. Aucun passage n’était dégagé et nous zigzagions au milieu. Il m’est difficile de dire si les marins auraient pu nous amener plus loin. Ils auraient probablement pris le risque d’échouer les bateaux sur un banc de sable.
Parce que nous transportions tant d’équipements et parce que j’avais peur que nous soyons lâchés dans des eaux encore profondes, j’avais demandé à mes gars de ne pas me suivre avant que j’ai pu moi même tester la hauteur de l’eau. Je sautai légèrement à gauche de la barge; l’eau m’arrivait à peu près à la taille. Il était autour de 6h45. Les hommes m’ont suivi. Nous avançions vers la plage et les tirs d’armes légères se renforçaient. Nous voyions d’autres chalands sur la gauche mais rien sur notre droite.
Nous étions le flanc droit de l’attaque de la 1st Division. Nous avions bien vu quelques tanks débarquer mais nous ne savions pas exactement ce qu’ils étaient.
On s’est déployé en V sur une largeur d’une cinquantaine de mètres. Mais bientôt nous avons senti le sol se dérober et n’avions plus pied, nous avons alors tenté de nager. Heuresement, ma bouée de sauvetage m’a sorti de ce mauvais pas, mais j’y ai perdu ma carabine! Personne ne s’est noyé, mais seulement parce que les gars se sont entraidés ou parce qu’ils étaient parvenus à se défaire de leurs équipements. Un fort courant nous entraînait sur la gauche.

Premières pertes
Strczyk et le Medic ( Private George Bowen ) transportaient une échelle d’un peu plus de cinq mètres qui devait nous aider à franchir le fossé anti char ou des obstacles du même genre. Ils luttaient avec dans l’eau au moment ou j’avais le plus de mal à surnager. Quand l’échelle me passe à portée je la saisis. Streczik me hurla:  » Lieutenant nous n’avions pas besoin d’aide ».

A cet instant, Dieu sait que c’est moi qui avait besoin d’aide! Je leur ordonnai de laisser tomber l’échelle. Parvenant enfin à reprendre pied, nous avions l’eau à hauteur de la bouche. J’avais l’impression d’avoir bu la moitié de l’océan et toussais à m’en étouffer. Nous avons sauvé le sergent Edwin Piasecki qui était sur le point de se noyer. Puis c’était au tour du PFC Vincent DiGaetano, qui portait les trente kilos du lance-flammes de crier: » Je me noie ! Qu’est ce que je fais de ce ( foutu) lance-flammes? ». Streczyk lui répondit de le balancer et il le fit. En plus des lances-flammes et de ,ombreuses armes individuelles, nous avions perdu nos deux mortier et la plupart de ses obus, un de nos deux bazookas, et pas mal des munitions également. Malgré tout, aussitôt sur la plage, les hommes qui étaient parvenus à garder leur arme étaient tout de suite prêts à faire feu. Les formidables Garand avaient supporté l’épreuve !
Sitôt arrivés, je scrutai l’horizon et vis une maison qui ressemblait exactement à celle que nous devions atteindre. Je me suis dit: »Bon sang, ces sacrés marins ont tapé en plein dans le mille ». Puis j’ai compris que nous avions débarqué près d’une autre maison presque à 1,5 kilomètre à l’est.
A peine sur le sable, le private William C Roper a été blessé au pied. Il essaiyait de retirer sa guêtre, mais ne parvenait pas à la délacer, je l’ai alors aidé à la retirer. Un de mes deux tireurs BAR, le Pfc Virgil Tilley, a été durement touché à l’péauple droite par un éclat d’obus.
En haut de la plage et en me retournant je remarquai qu’un certain nombre de mes garrs étaient encore sur le sable, tous debout et avançant lentement. Ils étaient bien trop trempés pour courir. Ils donnaient l’impression de marcher dans la tempête face au vent.
Nous avons traversé la bande de galet en direction de la maison dérrière le rivage. Nous nous sommes d’abord arrêté à hauteur d’un bâtiment détruit entouré de quelques épais buissons. Là, nous étions bloqués au pied de la pente menant vers l’intérieur par un champ de mines. Ma section était dispersée; les gars s’étaient déployés dès l’instant ou ils avaient atteint la plage.
Nous avions franchi des barbelés, mais je ne m’en étais pas rendu compte, j’étais encore dans une sorte d’état second, et ne voyais pas non plus toutes ces mines, à part les antichars au début de la plage. C’est le S/sgt Curtis Colwell qui avait ouvert le passage avec un Bangalore.
Mon estafette, le Pfc Bruce S. Buck m’avait rejoint. C’est là que j’ai essayé de contacter la compagnie E avec ma radio. Je pris mon talkie-walkie et tout en marchant, parvins à déplier l’antenne, mais il ne fonctionnait pas.




Debarquement à Omaha beach la sanglante

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Robert Capa – Pionnier reporter

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Début 1944 Robert Capa a 31 ans.

Loin d’être un débutant il est déjà célèbre photographe après avoir couvert la guerre d’Espagne, correspondant chez « Life Magazine » il couvre A Omaha beach le débarquement avec 3 appareils photo, un Rolleiflex et deux Contax, il est de la première vague de débarquement aux côtés des unités combattantes.
Sauvant ses pellicules il ramène l’ensemble, au développement, une maladresse fait que seulement 11 photos sur les 72 prises sont sauvée floues pour la majoritée.

La rédaction de Life osera dire que la main de Capa avait alors tremblé. En réponse à ces accusation, Capa intitulera ses mémoires de guerre  » Juste un peu flou  »

Il ajoutera : » Si la photo n’est pas bonne, c’est que tu n’es pas assez près  » Robert Capa

Un extrait de ces mémoires intitulées « Juste un peu flou »:

Un obus tombe entre entre les barbelés et la mer, et chacun de ses éclats frappe un corps. Le prêtre irlandais et le médecin juif sont les premiers à se mettre debout sur la plage Easy Red. Je prends la photo. l’obus suivant éclate encore plus près. Je n’ose plus décoller mon œil de l’objectif de mon Contax et je prends frénétiquement photo sur photo. Une demi-minute plus tard mon appareil de bloque, le rouleau est fini. J’en cherche un nouveau dans mon sac ; mes mains mouillées et tremblantes bousillent le nouveau film avant que je puisse le mettre dans l’appareil. Je m’arrête quelque secondes… et c’est encore pire. L’appareil vide tremble dans mes mains. Une peur nouvelle et différente me secoue des doigts de pieds aux cheveux et me tord la figure. Je décroche ma pelle et j’essaye de creuser un trou. La pelle cogne une pierre sous le sable et je la jette au loin. Les hommes autour de moi sont étendus, immobiles. Seuls les morts, à la limite de la marré, roulent avec les vagues

 » .
Robert Capa,Juste un peu flou,Delpire,2003.

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