Massacre de Malmedy ( Baugnez ) – Bataille des Ardennes Decembre 1944


Massacre de Baugnez – Histoire qui diffère

On peut également le nommer « Massacre de Malmedy ».

Une cérémonie était organisé au mémorial de Baugnez pour commémorer la souvenir du massacre de Malmedy par la colonne SS de Peiper le 17 décembre 1944.

Crime de guerre devenu symbole, symbole d’une bataille absurde pour une guerre dont l’issue était déjà scellée. Nombres de versions sur se massacre ont été comptée.
Divers témoignages de témoins de l’époque, semble toutefois aujourd’hui faire la lumière sur certains passages sombres.

– Il y à bien eu crime de guerre avec exécution de prisonniers de guerre.
– Aucune tentative avant les premières exécutions n’a été tentée
– Nombres ont reçu le coup de grâce d’une balle dans la nuque
– Divers témoignage de survivants se complète sans qu’ils n’aient eu l’occasion de se concerter

Un combat de forces inégales c’est dans la journée du 17 decembre 1944 en début d’après midi que la première colonne de la 1e Division Panzer SS approche du carrefour, celle ci croise un convoi américain d’une trentaine de véhicules, composé essentiellement d’éléments du 285e bataillon d’observation d’artillerie qui vient de franchir le carrefour et s’engage sur la route, direction Ligneuville en vue de gagner Saint-Vith où il doit rejoindre la 7e division blindée.

Ayant aperçu les véhicules les premiers éléments de la colonne de Peiper ouvre le feu en direction du convoi américain pour immobiliser les véhicules de tête et de queue en deux endroits différents, forçant le convoi à s’arrêter et à livrer bataille.

Se régiment non destiné au combat direct était dépourvus d’armes lourdes ne pouvant donc opposer aux Allemands que des armes légères cessent donc rapidement le combat et se rendent.

Pendant que la première colonne allemande poursuit sa route vers Ligneuville, les nouveaux prisonniers auxquels les Allemands ont joint d’autres hommes capturés durant la journée, sont amenés dans une prairie le long de la route.





Corps de prisonniers exécutées découvert en Janvier 1945

C’est à partir de se laps de temps que des zones d’ombres demeures, certains survivants du massacre sont revenu faire de déclarations quelques mois plus tard décrivant comment ils avaient survécu au massacre.

Le Soldat Donald L. Bower est revenu sur les lieux de la tragédie il indique l’endroit où il est resté couché durant le massacre avant de fuir.

Les témoignages des survivants du massacre de Malmedy

Parmi les membres de la Batterie « B » du 285ème F.A.O.B. qui étaient au carrefour de Baugnez et qui furent impliqués dans l’accrochage entre les troupes allemandes et américaines, certains ne furent pas capturés pas les soldats allemands. Il en fut ainsi pour le caporal George E. Graeff.

Le 29 décembre 1944, au Quartier-Général de la Batterie « B » du 285ème F.A.O.B., où il était retourné, il fit la déclaration suivante au capitaine Olivier Seth, Assistant de l’Inspecteur Général de la 1ère Armée U.S:

  • «Entre une heure et deux heures de l’après-midi, j’étais dans une jeep conduite par le T/5 Warren Schmitt. Nous n’étions qu’à deux dans cette jeep et nous étions à peu près le 7ème véhicule de la colonne.
    J’étais en train de parler à Schmitt quand, tout à coup, des mitrailleuses se sont déchaînées et des obus commencèrent à atterrir autour de nous. Un camion de 2,5 tonnes en avant de nous explosa. Je ne sais pas qui était dans ce camion.

    Un obus atteignit la maison . Nous nous jetâmes dans le fossé. Le caporal Eugene Garrett qui était dans un autre véhicule et moi-même sautâmes pratiquement au même endroit dans le fossé. Le caporal Eugene Garrett avait mon BAR et nous essayâmes de tirer avec celui-ci mais il ne fonctionna pas.
    Alors, Garrett retourna à son transporteur d’armes pour y prendre un fusil M-1. Après l’avoir pris, il revint où j’étais. Le caporal Robert Conrad était alors avec nous.
    Garrett dit: «Je vais en arrière un peu plus loin». Il piqua un sprint, puis se jeta dans le fossé, toujours du côté droit de la route. Il hurlait: «Amenez-vous». Nous dîmes au caporal Conrad d’y aller, que nous attendrions qu’il soit arrivé près de Garrett et qu’alors nous les rejoindrions. Conrad s’élança d’un bond… Un obus tomba près de lui et il s’écroula.

    Eugene Garrett demanda à Conrad: «Es-tu blessé?». Il m’a semblé plus tard qu’il avait dit «oui». Garrett sortit en courant et commença à le traîner. A mon tour, je traversai en courant, saisis Conrad sous le bras et le tirai dans le fossé. Nous étions étendus dans le fossé. Une balle érafla mon casque puis coupa le fil de clôture au-dessus de nous. Il n’y avait pas de char à ce moment-là, uniquement les tirs. C’est après que nous nous fûmes jetés dans ce fossé que les chars arrivèrent. Le premier véhicule était un semi-chenillé, je vis qu’il y avait un officier à bord. Les véhicules qui suivaient mitraillaient les camions sur le côté de la route.

    Nous étions à environ deux à trois cents yards du carrefour et, d’où nous étions, nous ne pouvions voir qu’une partie de la route.
    Pendant que nous étions couchés dans ce fossé, j’entendis Schmitt commencer à crier:
    «Qu’est-il arrivé? Qu’est-il arrivé?
    – Tais-toi, tiens-toi tranquille, nous sommes encerclés», dit Garrett.

    Après cela, Schmitt jeta son P-38 . Nous restâmes couchés là à attendre. Schmitt avait une boîte de barres de rations-D dans la jeep et, quand les Allemands parvinrent à hauteur de notre véhicule, un char s’arrêta. Un « frisé » s’amena, s’empara de la boîte et hurla: «Alles, Alles», puis a commencé à distribuer les rations.
    C’est tout ce que nous vîmes pendant un moment. Nous ne pûmes pas voir grand-chose après cela car ils nous obligeaient, avec les mitrailleuses, à rester couchés.
    Garrett et moi parlions de la situation, tout en essayant de voir ce qui se passait, lorsque nous entendîmes quelqu’un dire: «Kamerad.» Nous nous tûmes tout de suite, nous ne savions pas ce qui se passait et nous restions tranquilles.
    Le caporal Flechsig, de notre compagnie, cria à Garrett:
    «Qu’allons-nous faire?».
    Garrett me regarda. Je hochai la tête et dis:
    «Nous resterons ici.
    – Restons-y, alors», dit Flechsig.
    Et nous sommes restâmes là. Peu après, nous entendîmes des hommes qui marchaient sur la route. Je levai la tête et regardai.
    Tout ce que je pouvais voir était un homme du service de santé qui marchait vers le carrefour.
    Garrett et moi regardâmes de l’autre côté et nous vîmes Kingston et Flechsig marchant les mains levées. A ma gauche, quelqu’un sortit du fossé les mains en l’air; je ne sais pas qui c’était.
    Il marcha vers un Allemand qui aussitôt ouvrit le feu avec une mitraillette qui ressemblait à une Thompson. Quoi qu’il en soit, il tira dans le ventre de l’Américain qui bascula. Je n’en suis pas sûr mais cet homme ressemblait au lieutenant Solomon Goffman. Pendant tout ce temps, Conrad resta couché dans le fossé juste derrière moi, sa tête reposant sur ma jambe. Il n’était pas blessé comme je l’avais pensé, il était simplement choqué.
    J’entendis le tir d’armes automatiques allemandes venant du Nord et à ce que je pensais être la maison au carrefour. Cela dura un certain temps.
    Les rafales étaient courtes. Plus tard j’entendis des tirs qui ressemblaient à ceux de carabines. Les Allemands tiraient aussi depuis les véhicules quand ils passaient près de nous.
    Une bonne heure plus tard, un soldat allemand arriva et marcha sur un fusil qui se trouvait entre Eugene Garrett et moi-même. Il nous regarda puis se retourna et s’éloigna. Nous étions trop effrayés pour lever la tête.
    Je restai couché pendant un moment et, assez vite, le calme revint. Les véhicules allemands arrivaient toujours, stoppaient puis repartaient. Il semblait que chaque fois qu’un char ou un véhicule s’arrêtait, des soldats allemands en sortaient pour piller nos véhicules. Certains d’entre eux s’amenaient, regardaient le corps qui était couché sur le sol, dégainaient leur pistolet et tiraient à nouveau sur ce corps inerte.

    Mise à part cette scène, je ne pus rien voir et, bien entendu, je ne bougeai pas. Eugene Garrett me dit: «Ils ont eu Bower.» Je ne répondis pas. Mais Bower n’était pas capturé. Ensuite, j’ai entendu quelque chose qui avançait derrière Schmitt. Il y avait du mouvement là où Schmitt se trouvait, au Sud de ma position. J’entendis des voix mais je ne savais pas de quoi on parlait. Alors, il y eut un arrêt dans le défilé de la colonne allemande. Garrett me dit:
    «Devons-nous attendre qu’il fasse noir ou partons-nous maintenant?
    – Allons-y maintenant», répondit quelqu’un derrière nous.
    Je relevai ma main, touchai Conrad et lui dis: «Viens Conrad, allons-y». Il n’y eut pas de réponse de sa part. Je regardai Eugene Garrett. Il jeta un regard sur Conrad puis sur moi et secoua la tête. Alors, je retirai ma jambe qui soutenait la tête de Conrad. Comme je faisais cela, sa tête tomba dans l’eau et il reprit conscience. Il dit:
    «Que se passe-t-il? qu’est-ce qui arrive?
    – Nous partons d’ici», rétorquai-je.
    Eugene Garrett partit le premier, suivi de Robert Conrad, Bower et de moi-même. Nous nous éloignâmes en rampant. Nous montâmes dans les bois et attendîmes Schmitt. Il ne se montra jamais, nous retournâmes donc voir après lui, chacun à notre tour. Eugene Garrett et moi ne pûmes le trouver, alors nous partîmes.
    Après être entrés dans les bois, nous pûmes voir plus loin, en bas, sur la route au Nord.
    Il y avait des véhicules américains alignés aussi loin que nous pouvions voir. Nous suivîmes la ligne des bois sur environ deux miles et arrivâmes à une maison. Il y avait un vieil homme là-bas. Nous lui demandâmes quel était le chemin pour Malmedy. Il nous dit qu’à travers bois, il y avait quatre kilomètres et six par la route. Nous discutâmes un moment puis nous décidâmes d’aller à travers bois. Après avoir quitté le bois, nous marchâmes une trentaine de mètres environ, tournâmes à gauche et suivîmes la route. Arrivés à Malmedy, nous allâmes jusqu’aux M.P. Il devait être entre 18 h et 18h30.»

    T/5 Warren R. Schmitt était chauffeur de jeep. Raconte la manière dont il a échappé au massacre:

  • «Nous faisions mouvement le long d’une route à approximativement 300 mètres après le carrefour de la bifurcation vers Saint-Vith. Le convoi fut pris en embuscade par une grande concentration de tirs de mitrailleuses et de tirs de mortiers lourds.
    Les mitrailleuses à tir lent utilisaient des balles traçantes rouges. Le convoi stoppa immédiatement et tout le personnel sauta dans le fossé du côté gauche de la route. Pour ma part, je rampai sur le ventre sur une distance d’environ 15 mètres, depuis la route, vers un petit ruisseau profond d’environ 30 centimètres. De ma position, je pouvais voir un grand nombre de véhicules blindés allemands se diriger dans la même direction que notre convoi. Quelques véhicules s’arrêtèrent auprès du convoi américain à l’arrêt et des hommes en uniforme noir descendirent des véhicules pour rassembler les prisonniers.

    Afin de ne pas être repéré par les Allemands, je me suis alors immergé dans le ruisseau et me suis recouvert d’herbes et de boue. De l’endroit où je me trouvais je ne pouvais voir ce qui se passait, je pouvais seulement voir les chars sur la route. J’ai entendu tirer dans le groupe de prisonniers et j’ai aussi entendu les cris des hommes.

    Ces coups de feu ont été très perceptibles parce que le silence régnait avant que les Allemands ne déclenchent tout le tintamarre. Pendant ce temps-là, j’étais couché dans le ruisseau et faisais le mort. Une heure durant, après avoir tiré pour la première fois dans le groupe de prisonniers, tous les chars et véhicules blindés qui passaient tiraient sur les corps allongés dans le champ.

    Je suis resté couché dans l’eau glacée et la boue pendant approximativement deux heures sans pouvoir bouger. Ensuite, je me suis approché à plus où moins 60 mètres du carrefour. D’où je me trouvais, j’avais une bonne vue sur la maison qui brûlait au carrefour et je tenais à l’oeil quatre soldats allemands qui y étaient de garde. Je suis resté dans les environs jusqu’après la tombée de la nuit.
    J’étais si engourdi que je ne pouvais plus remuer la partie inférieure de mon corps. J’ai massé mes jambes pour rétablir la circulation du sang et tout en me traînant et rampant, j’ai pu atteindre des bois. C’est lorsque je me suis levé et que je suis sorti du fossé, que j’ai vu les hommes couchés dans le champ et que j’ai compris ce qui était arrivé.
    A l’aide de ma boussole, j’ai pu retrouver mon chemin vers la route. Je l’ai descendue, jusqu’à ce que je sois arrêté par un garde ami et conduit à un poste de secours. Il était environ 20h30 quand j’y suis arrivé.»

    Caporal Robert Conrad était chauffeur du véhicule immatriculé B-11, mais en 7ème position dans la colonne:

  • «Lors des premiers coups de feu, notre colonne a stoppé et certains des copains pensaient que c’était un tir antiaérien. Après avoir stoppé, nous avons vu des débris de camion voler en l’air. Nous nous sommes sauvés vers le talus à droite de la route. Nous avons ensuite traversé une petite clairière de 25 mètres jusqu’à un chemin forestier.

    Il y avait là un fossé et c’est là que nous sommes restés cachés. Du fossé, je ne pouvais voir aucune partie de la route excepté un endroit situé à 40 mètres de ma position et où sont arrivés plusieurs soldats allemands qui ont abattu un de nos hommes. J’ai vu quatre Américains s’éloigner de la route et aller en direction de l’Ouest où ils devaient traverser une surface découverte. Ils ont été mitraillés et trois d’entre eux ont été touchés.
    Deux de ces hommes ont finalement atteint ce bouquet d’arbres à l’Ouest. Je ne suis pas certain que le troisième y soit parvenu. C’est à peu près tout ce que j’ai vu jusqu’à ce que nous sortions du fossé où nous sommes restés plus de deux heures.»

    T/5 Eugene H. Garrett témoigne également:

  • «J’ai vu quatre soldats américains courir à travers le champ. On tirait sur eux depuis la route. J’en ai vu trois qui entraient dans les bois. Peu après cela, deux soldats allemands sont arrivés, ont fait se lever les deux qui étaient tombés à la lisière du bois et les ont ramenés en direction de la route. En chemin, ils sont passés près du soldat américain qui était tombé le premier. Les Allemands se sont arrêtés près de cet homme et j’ai pu entendre qu’ils l’abattaient au pistolet alors qu’il était couché sur le sol.»
    Après ce temps passé dans le fossé, Eugene Garrett, Bower, George Graeff et Robert Conrad se sont mis à ramper dans le fossé rempli d’eau. Conrad avait beaucoup de difficultés à se déplacer, non pas parce qu’il était blessé, mais parce qu’il était engourdi d’être resté si longtemps étendu dans l’eau sans pouvoir se remuer.
    Péniblement, il parvint à se rouler sur une vingtaine de mètres jusqu’à une haie qui conduisait à un coupe-feu. De là, le groupe fit un grand détour avant de redescendre sur Malmedy.

    Garrett affirme, comme Robert Conrad, être resté deux heures dans le fossé rempli d’eau. Parlant d’un autre membre de son unité, il déclare:

  • «Lorsque nous étions dans le fossé, j’ai entendu quelqu’un crier «Kamerad» derrière nous. J’ai pensé que les Allemands nous attaquaient par derrière.
    J’ai décidé de rester dans le fossé parce que je n’avais pas envie de me rendre, tout en pensant que si les Allemands voulaient nous avoir, ils n’avaient qu’à venir nous prendre. Je me suis alors aperçu que l’homme qui avait crié n’était autre que le Pvt Donald Bower qui avait décidé de se rendre. Finalement, Bower s’est glissé dans le fossé à côté de moi et je lui ai conseillé de se déplacer dans ce fossé en direction de la haie. Nous sommes rentrés dans la haie, avons coupé à travers un champ découvert, à travers une autre haie et, arrivés dans les bois, nous avons continué à marcher jusqu’à Malmedy.»

    Le Pfc Donald L. Bower était dans le 5ème véhicule avec les caporaux Flechsig et Wilson Jones:

  • «Lorsque les obus de mortiers ont commencé à tomber et toucher les cinq premiers véhicules, je me suis jeté dans le fossé et j’ai rampé à mi-chemin vers les autres camions qui étaient derrière. Je suis resté dans ce fossé environ deux heures. J’étais couché dans l’eau, faisant le mort, car je ne voulais pas faire voir que j’étais encore en vie. La chose suivante que j’ai vue a été le départ de la colonne allemande vers Saint-Vith.
    Je n’ai pas levé la tête pour regarder mais j’ai pu les entendre s’arrêter et piller les camions. J’ai entendu qu’on conduisait certains des camions ailleurs.»




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